Voici les principaux thèmes que j'entends développer durant la campagne électorale pour le canton du Bugue et le département :
Des activités économiques multiples toute l'année
De vrais emplois
Une ruralité et une agriculture à défendre
Une vraie solidarité
Un développement des services publics de haut niveau
Le respect de notre environnement
L'égalité femmes/hommes
Des logements décents
Des moyens de communication modernes
Des activités économiques
multiples toute l'année
Notre canton est clairement orienté vers le "tout tourisme" mais les travailleurs saisonniers consomment tous les jours même s'ils ne travaillent qu'à la saison touristique, hélas trop courte ; ils doivent pouvoir prétendre à vivre décemment tout le reste de l'année.
L'économie de notre canton doit clairement être réorientée, abandonnant le "tout tourisme", pour la recherche d'activités diversifiées : tourisme certes, mais aussi industrie, commerce et artisanat, agriculture, bâtiment, services aux personnes ... évitant la trop grande saisonnalité de l'emploi, mais avec une structure adaptée, sans gigantisme, à la dimension de nos communes.
N'oublions pas que si l'industrialisation est modeste dans notre département, son poids reste significatif en particulier dans la filière bois, l'agro-alimentaire, les industries du cuir et de l'habillement et les industries chimiques-caoutchouc-plastique.
Notre canton, certes, est typiquement rural. L'agriculture doit y être développée ; il faut aider les exploitants familiaux à fournir des produits de qualité, sans recourir à la productivité à tout prix.
Il conviendrait aussi de lutter pour qu'il n'y ait pas évasion des bénéfices réalisés par les entreprises régionales hors de notre région. De plus, l'argent déposé tant par les particuliers que par les entreprises aux guichets des banques doit être réinvesti dans l'économie locale créant ainsi de nouveaux emplois.
On ne peut concevoir une ruralité vivante sans des emplois stables, bien rémunérés. Certes, le tourisme est aujourd'hui une activité importante, mais, malgré tout, il ne représente pas la seule activité du canton. A ce titre, on doit apporter une attention particulière au travail saisonnier (statut, rémunération, qualité du travail...). L'industrie, les PME-PMI, l'artisanat, l'aide aux personnes sont des ressources d'emplois majeures qui nécessitent une véritable politique de développement, d'investissement, de recherche.
Il faut refuser la précarisation de l'emploi et exiger des emplois stables pour tous, une vraie formation professionnelle. C'est fondamental.
Ajoutons que l'entreprise doit être aujourd'hui responsabilisée dans le respect de son environnement extérieur mais aussi intérieur, par l'application de règles de sécurité et en conformité avec la législation du travail.
Une ruralité et une
agriculture à défendre
Comment peut-on parler d'une ruralité vivante sans agriculteurs : des hommes et des femmes travaillant toujours plus avec des rémunérations en baisse constante, une incertitude insoutenable face à l'avenir de leur exploitation, de leur terre ?
Avec des PME-PMI fermant leurs portes ? Des artisans et commerçant soumis aux mêmes régimes ?
Comment parler d'une ruralité vivante alors que les services publics sont fermés les uns après les autres ?
Aujourd'hui, notre département souffre de graves disparités territoriales. Les projets de décentralisation des gouvernements successifs, confirmés par celui de M. RAFFARIN, vont contribuer à casser toutes les solidarités qui ont été créées, aussi bien à l'échelle du département qu'à l'échelle de la nation. Ces projets vont aussi renforcer les inégalités.
En matière sociale, la droite et la gauche, ce n'est pas pareil : on le voit bien notamment avec la CMU (Couverture Maladie Universelle), la mise en place de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie), instaurant une réelle solidarité. Les emplois créés, le nouveau statut conféré aux auxiliaires de vie constituent un progrès social.
En revanche, la transformation du RMI en RMA est un scandale, une mesure de droite voulue par le MEDEF. La présence sur l'avant- scène politique de M. SELLIERE, grand patron du MEDEF, souligne la différence entre la gauche et la droite en matière sociale.
Au contraire, notre pays a besoin d'une politique d'insertion, partant de l'expérience accumulée par les travailleurs sociaux et d'un vrai choix politique : un vrai travail pour tous, une vraie formation, une vraie reconnaissance dans la société.
L'injustice continue pour tous les retraités, plus particulièrement pour les retraités du régime agricole et notamment pour les veuves. Il faut y mettre un terme.
Le projet d'expérimentation des services publics que la droite met en place en Dordogne est lourd de menaces pour notre département. Il faut le rejeter.
Usagers, élus, salariés ; nous sommes tous concernés. On ne peut concevoir l'avenir des services publics, sans un véritable débat à l'échelle de chaque canton mais aussi du département.
Ces services : la Poste, l'Education, la Perception, les Services de l'Equipement, l'EDF-GDF, la recherche publique… représentent un élément vital pour la vie du canton.
Sur cette question, la démocratie participative doit jouer à plein. Le développement du département et de notre canton passe par des services publics de haut niveau. C'est aussi par là que passe la lutte contre la désertification rurale.
Comment peut-on écrire LIBERTE EGALITE FRATERNITE aux frontons de nos édifices publics et accepter que les différences femmes/hommes se creusent que ce soit en matière de salaires, de conditions d'accès à l'emploi et aux responsabilités, tant professionnelles que dans la vie citoyenne.
Cette égalité, si elle est au cœur de nombreux discours, y compris dans des directives européennes, elle n'existe guère dans le monde du travail et reste problématique dans bien des situations sociales. Lutter pour le droit des femmes c'est la recherche d'une société plus juste. L'histoire des quarante dernières années nous montre, également, que les progrès réalisés dans ce domaine ont, en fait, profité à l'ensemble de la population.
Si la recherche de l'égalité va de soi dans le monde du travail (salaire, reconnaissance hiérarchique, diversité des choix des métiers…) en revanche, dans le domaine social et familial, il faut admettre une spécificité des plus légitimes. Le rôle social de la femme dans la famille et dans la société, la place particulière qu'elle occupe dans celle-ci et son action citoyenne imposent la reconnaissance d'un droit spécifique pour une société plus équitable.
Les droits des femmes ne s'opposent pas aux droits des hommes.
Le respect de notre environnement
"80 à 90% des cancers sont dus à la dégradation de notre environnement". Titrait Le Monde du 14.02.2004.
Quel choc! Il est vrai que ces questions de l'environnement touchent à de très nombreux problèmes de notre vie de tous les jours.
Nous vivons, en Dordogne, dans un environnement naturel exceptionnel ; cependant celui-ci subit bien des atteintes et il faut être vigilants pour lutter :
En tout état de cause, un effort doit être fait pour réparer les dégâts commis, chaque fois que cela est possible. Les coûts de réparation doivent être supportés par ceux qui n'ont recherché que leur profit immédiat.
Il importe, désormais, d'anticiper pour éviter de nouvelles atteintes à l'environnement.
Les problèmes de logement sont particulièrement criants aujourd'hui. C'est aussi vrai du logement social que de l'accession à la propriété. Nous devons nous attacher à les résoudre, dans le cadre d'une politique du relèvement du pouvoir d'achat et d'une démarche de service public.
Les moyens financiers existent, à condition que l'Etat arrête de se désengager de ce secteur crucial pour la vie des gens.
Le problème est accentué par la location saisonnière.
Les salaires insuffisants, le travail saisonnier, la difficulté spécifique pour les femmes et les jeunes de trouver du travail, ne permettent ni d'accéder à la propriété ni de louer des logements décents.
Des moyens de communication modernes
Le point crucial de notre vie de tous les jours est celui de l'accès facile aux divers commerces, services de santé, services administratifs, réseaux techniques divers, technologies nouvelles, activités culturelles et sportives…
Pour cela, nous avons besoin d'un réseau routier bien entretenu y compris nos petites routes, mais aussi du maintien des voies ferrées et
d'un service conséquent, en relation avec nos déplacements quotidiens.
Nous souhaitons pouvoir effectuer ces déplacements en sécurité,
dans des conditions confortables, à un prix raisonnable.
Même à la campagne, nous avons besoin d'accéder aux nouvelles technologies dans de bonnes conditions : réseau de téléphone mobile, Internet à haut débit…